Livre 1 – Le Comté de Dorstone – Séance #14

Enfin nous allions partir! Avec tout ce qui c’était passé dans cette ville, depuis notre arrivée, je ne peux pas dire que j’étais déçu. Au contraire, j’étais plus qu’enjoué de quitter cet endroit. Nous nous afférions aux dernier préparatif avant le départ, lorsque j’eus comme un drôle de sentiment. J’étais heureux de quitter mais anxieux et inquiet de ce vers quoi nous partions. Disons que j’avais eu mon lot d’aventure vers l’inconnu depuis quelques mois. Je commence à m’y faire mais chaque départ et toujours spécial pour moi. Je vois bien que pour le reste du groupe tout cela semble être que routine… Je finirai probablement que par m’y habituer.

Nous partons donc sur la route de Southam. Notre petite troupe accompagnée de du collecteur de taxe. Pour se rendre à destination nous devions longer la rivière qui en ce temps de l’année était partiellement gelée. Le voyage se passa bien et à notre arrivé nous vinrent une ville de type île. Effectivement pour y pénétrer nous devions traverser un pont au bout duquel se trouvait une herse, question de protection. De l’autre côté, avant même d’entrer dans la ville, nous pouvions voir une tour au centre de la ville. Une fois àSoutham l’intérieur je décidai de profiter du temps à ma disposition pour rechercher des babioles et ingrédients qui pourraient me servir une fois arrivé aux terres de James. Je suis heureux d’avoir pu y trouver tout ce que j’avais besoin pour me fabriquer de l’encre. Peu de temps après nous avons fait la rencontre d’un homme nommé Alfred. Il semble être un serviteur important pour le Vicomte qui réside ici. Après avoir discuté avec lui James lui confia des pigeons, nous devions donc attendre son retour pour rencontre le Vicomte afin que James puisse lui faire un état de la situation à Dorstone, incluant l’histoire du shériff. Lorsqu’il revint, Alfred nous indiqua que le vicomte voulait tous nous rencontrer. Pour moi, qui souhaitais passer plus de temps avec mon père et mon cousin afin d’en apprendre davantage sur cet univers politique, c’était merveilleux. Cependant mon excitation fit vite place à un léger stress. Pourquoi voulait-il me rencontrer? avait-il entendu parlé de mes capacités ?

Lorsque nous sommes arrivés à la tour, nous entrâmes donc d’abord dans une grande salle donnant sur escalier menant vers le 2e étage. Nous suivons donc Alfred vers l’escalier pour ensuite arrivé sur la salle du trône, une grande table et un énorme foyer imposait leur présence dans cette pièce. À première vue, personne sur place. Jusqu’à ce que nous entendions une grosse voix imposante du haut de l’escalier. De là, un homme descendit, Stewart Ward, le Vicomte. Un homme d’une cinquantaine d’année, a l’air sévère et antipathique. Il prit parole et discuta de plusieurs sujets avec James. Discuter est un peu fort comme mot. Disons qu’il monologua plutôt en laissant très peu de place à son interlocuteur et ce, tout en faisant preuve d’un humour grivois et plus que douteux. J’arrive à peine à me rappeler ce de quoi il parlait tellement il était désagréable à entendre jusqu’à un moment où il piqua ma curiosité sans le savoir.

Alors que James lui parla des pigeons que nous avions apportés avec nous, afin de tenir la Comtesse au courant de ce qui se passe dans les terres, il lui fit part de la présence d’étrange corbeaux à quatre yeux dans la région. Ces derniers attaqueraient les pigeons, ce qui empêche l’utilisation de ceux-ci. Quelle surprise se fut pour moi lors-qu’Alfred apporta le corps décomposé de l’une de ces créatures. Ce fut alors plus fort que moi, l’excitation l’emporta sur la raison et je demandai directement au Vicomte si je pouvais expertiser la créature. Grave erreur, qu’es-ce que je venais de faire? Comment un jeune homme comme moi aurais pu savoir quoi que ce soit sûr c’est créatures à moins d’être qui je suis. Il me posa quelques questions mais heureusement l’homme était si narcissique qu’il se contentât de ses propres réponses. Je venais sérieusement de m’exposer et je m’en sortais indemne on ne m’y reprendrait plus. Malgré tout, la créature était intrigante et j’eus la chance de l’examiner alors que le Vicomte remonta l’escalier avec James afin de s’entretenir en privé. Je venu vite à la conclusion qu’il n’y crowavait rien de naturel dans le corps squelettique de l’oiseau se trouvant devant moi, la perfection du crâne, la symétrie des encavures ophtalmiques, il n’y avait aucun doute. Après un certain temps James revint nous rejoindre et nous informa que nous devions quitter tôt le lendemain matin. Nous retournèrent donc tous à l’auberge, où nous avions attendu Alfred plus tôt dans la journée, afin de se mettre au lit. Avant de me coucher je pris en notes les dimensions et particularités de la bête et je m’endormis en me posant un paquet de questions. D’où viennent-ils? pourquoi sont-ils ici? et qui peut bien avoir créé de telles créatures dans la région?

Le lendemain matin, comme prévu, nous partions à la première heure pour Gloengill, sois disant plaque tournante de l’économie locale dirigé par le seigneur Hannibal Arno. Sur la route nous fûmes surpris par une tempête de neige qui nous força à s’arrêter dans une auberge. Étant toujours tourmenté par la bête à quatre yeux, je décidai de profiter de l’occasion pour voir si je ne pouvais pas en apprendre plus sur celles-ci. Alors que je tentais d’écouter les conversations ici et là, je remarquai deux hommes au bar. Ils ressemblaient étrangement à ceux que nous avions combattu à la mine, quelques jours plus tôt. Je m’empressai donc d’avertir James et mon père pour avoir leur avis. La décision fut prise de les garder à l’œil tant qu’ils seraient présents et d’effectuer des tours de gardes la nuit venue. La nuit tombé, les hommes étaient partis et tout était calme jusqu’à ce que, pendant mon tour de garde, j’aperçûmes mon cheval par la fenêtre de l’auberge. Je sorti donc prudemment, afin de voir ce qu’il se passait et je vis la porte de la grange ouverte. Me méfiant, je décidai de retourner à l’intérieur prévenir le reste du groupe, avant de m’aventurer plus loin. Nous ressortons donc tous dehors, le plus rapidement possible, afin d’aller voir ce qui s’était passé. Dans l’écurie trois chevaux manquait à l’appel, soit celui de James de mon père et de Raymond Ward. Les gars commencèrent immédiatement à chercher des traces pour traquer les malfaiteurs mais la tempête ayant fait rage presque toute la nuit, la tâche ne serait pas facile.

De mon côté, je parvins à obtenir quelques informations de la part d’un compagnon équidé qui avait tout vu ce qui c’était passé. Je pu donc guider Cyd afin qu’il retrouve la trace des voleurs. Aussitôt fait, nous sommes donc partis en courant pour rattraper ces scélérats, le plus rapidement possible. Après une vingtaine de minutes de course, nous tombons sur un petit village non loin. En son centre, nous apercevons les chevaux ainsi que quelques hommes. Nous nous empressons de nous approcher et ce qui devait arriver arriva, un combat éclata. Je me retirai un peu à l’écart selon les ordres de James et heureusement mon support ne fut pas requis. Rapidement, il en était fait de ses criminels, un seul d’entre eux restais en vie. Il nous avoua avoir été payé pour ralentir la progression de notre groupe. Par qui et pourquoi? Voilà-là deux questions dont nous n’avions toujours pas la réponse.

RETOUR