Prologue – les croisades – Séance #2

Nous étions en route vers le Fort de Benthralis pour rencontrer le seigneur Palmer. Les nouvelles apportées par mon fils nous avaient grandement alarmés, et c’est pourquoi nous pressions le pas. Une menace démoniaque plane sur le royaume et notre roi, nous devons nous en occuper en toute hâte. Néanmoins, la pluie avait cessé et nous profitions de cette soirée plus calme pour faire un feu et reprendre des forces. Aussi, une discussion s’imposait. Personnellement, j’étais encore ébranlé d’apprendre l’existence de Godrick. J’étais, et le suis encore, tiraillé entre un immense sentiment de joie et une profonde tristesse. Certes avoir un fils me remplit de bonheur, mais avoir été absent de sa vie me peine au plus haut point.  J’ai énormément de questions aussi pour Esméralda. J’espère que Godrick se trompe et qu’elle est encore en vie…

J’ai profité d’un moment de notre installation pour parler avec James, pour lui rappeler que je l’aime comme mon propre fils, et que la venue de Godrick n’y changerait rien. Je suis si fier de lui. J’étais aussi content que James commence à s’intéresser au passé. Je suis peut-être un vieux nostalgique au milieu d’une bande de jeune loup qui n’ont que l’avenir devant eu… le temps viendra pour ces discussions. Bref, James me questionna sur ma rencontre avec Esméralda, comment est-ce que j’ai peu avoir un fils, et ne rien en savoir. Je leur ai raconté comment la compagnie de la Chimère fut créée. Comment moi, Abe Braddock et Brian O’Connor étions partis en mission pour détruire un artéfact d’un shaman Dra’org dans les montagnes Darthienne et avions rencontré un trio d’aventurier qui avait le même but que nous. Esméralda, belle et ingénieuse, dirigeait se trio composé d’un ménestrel du nom de Samuel Nossperre et de Dublin « Hurricance » Carter, un Dragh d’Avinter. Brian bien évidemment, tenta de jouer du charme pour la conquérir. J’imagine que si Abe n’avait pas eu d’yeux que pour ma sœur, il aurait été charmé aussi. Les années passèrent, moi et Esméralda étions tombés amoureux. C’est lorsque j’ai appris la mort de Abe que j’ai quitté Esméralda, pour aller me recueillir à son chevet. Elle ne voulait pas venir, mais je m’étais dit que je reviendrais dans quelques mois… j’étais loin de me douter à l’époque que je serais appelé à prendre sous mon aile le jeune James. De fil en aiguille, la croisade, la guerre ont mené mes pas loin de ma tendre Esméralda…

                Dès notre arrivée au Fort, James et moi sommes allés à la rencontre du seigneur. Ethan, Cyd et Godrick ont attendu au rez-de-chaussée. Cyd à bien essayer de présenter le Fort et d’expliquer la dynamique à Godrick, mais celui-ci n’était pas très réceptif. Je ne sais pas encore s’il est mal à l’aise face à toute cette nouveauté, ou tout simplement parce que ça ne l’intéresse pas. J’opterai pour la deuxième option. Le seigneur Palmer était en train de manger lorsque nous l’avons dérangé. Il fut toutefois bien accueillant, et à écouter notre discours. En fait il a commencé par prendre des nouvelles de l’attaque au village et de l’implication assez prompte de James. Néanmoins, James a très bien justifié notre intervention. J’ai pris la parole pour décrire la menace qui plane sur le royaume. J’ai gardé les choses le plus simples possible, en évitant de nommer Godrick volontairement. Il semblait déjà assez sceptique et démuni à cette histoire. Je ne voulais pas en remettre en disant que le magicien venu du ciel était mon fils jusqu’à lors inconnu (… une belle métaphore ici, où on pourrait voir plutôt un cadeau des dieux…). Bref. Le seigneur voulait bien aider, mais il nous explique qu’il était impossible en ce moment d’aller rejoindre le Duc, et encore moins quitter cette île à cause de la haute crue des eaux du fleuve.  Résigné à rester jusqu’à ce que le fleuve soit praticable, James a apporté l’idée de retourner porter main forte à Bardack. Je suis très d’accord avec cette décision. Nous avions la possibilité et l’opportunité d’aller aider quelqu’un dans le besoin, nous en avions donc la responsabilité. Un de mes enseignements qui semble avoir fait son chemin chez James. Je devrais peut-être l’expliquer plus en détail à Godrick, car celui-ci était en désaccord au fait de dévier de notre mission. Cependant, la raison l’a convaincue. Ethan se charge des préparatifs et nous partions le lendemain. Un brave garçon cet Ethan, il eut même une pensé pour l’armure que je voulais changer et en glissa un mot à l’armurier. Ce geste n’est pas passé inaperçu. J’ai pu passer le reste de la journée à m’occuper des nécessiteux, et la soirée à me recueillir.

                Nous partions donc le lendemain matin pour le village aller retrouver Bardack. Le trajet fut calme et sans embuche. Dès notre arrivée, le chevalier Norrington est venu à notre rencontre nous disant qu’un homme de main de Bardack avait un message pour nous.  James en profita pour lui demander de prendre sous sa supervision ses hommes et une partie de notre matériel. L’homme de Bardack nous apprit que celui-ci était déjà parti trouver l’entrée de l’ancien temple où nous devions nous rendre pour libérer les prisonniers. Il nous apprit aussi que nous devions nous rendre à un endroit précis, en Bird of terrorflanc de montagne et allumer un feu, signale que Bardack reconnaitrait. Nous sommes donc parties à pied dans la direction indiquée. La jungle… sage décision d’avoir changé mon armure. Notre avancée était très difficile, épuisante, et… mouillée! Nous avons progressé lentement comme ça jusqu’à la nuit tombée. Nous avons été réveillés le lendemain matin par un son étrange, entre un sifflement et un grognement guttural. L’homme de Bardack nous avait mis en garde contre des créatures dangereuses peuplant cette jungle. Nous n’avons donc pas perdu un instant et nous sommes mis à courir dans la jungle en direction de la montagne. Une course périlleuse, à mon âge en plus… moi et James avons été séparés des autres. Nous allions semer les créatures lorsque nous avons aperçu Ethan et Godrick menacé par une autre un peu plus loin. Même si c’était fortement déconseillé, j’étais sur le point de me lancer à l’assaut lorsque l’Étonnant se produisit. La créature s’écroula au sol. La puissance des magiciens n’était plus à prouver, et Godrick a montré qu’il appartenait bien à cette élite. Rapide d’esprit, il a métamorphosé les pattes de l’animal en pattes de biche. Bravo mon fils!

                Suite à cette escarmouche, nous avons atteint le pied de montagne et avons signalé notre présence à Bardack. En quelques minutes, nous l’avions retrouvé. Il nous montra le chemin jusqu’au temple et à sa porte dissimulée. Lorsque nous avons passé la porte, nous avons marché un bon moment dans un tunnel semi-naturel, non travaillé de main d’homme. Bradack se souvenait du chemin à parcourir, mais le temps avait eu beau de cette entrée cachée, et des parties du tunnel s’était effondrées. Nous n’aurions pas pu progresser sans son aide. Nous avons dû nous faufiler dans des espaces pas plus gros qu’un trou de latrine, et sincèrement j’ai pensé y rester. Nous sommes sorties de cet éboulis sale et mal en point. J’ai encore une fois remercié les Dieux d’avoir changé d’armure. Jamais je n’aurais pu progresser avec une armure lourde. Nous sommes arrivés à une salle étroite ayant qu’une porte de sortie. Bardack nous apprit qu’il devait aller en éclaireur ouvrir une autre porte derrière celle-ci, de l’autre côté d’une grotte potentiellement rempli de troglodytes. Malgré les blessures et la morale qui commençait à baisser, nous avons décidé d’attirer les troglodytes par un feu, et de les attendre dans l’entrebâillement de la porte. Un bon plan avec lequel nous étions victorieux. J’ai cependant dû en appeler des saints et des anges de la guérison pour aider James. Réellement, notre troupe commençait à être bien amochée. Nous avons progressé, mais pas longtemps. La porte qui permettait d’entrer dans le temple était piégée. Un beau casse-tête de poutres et de roches. Néanmoins, Ethan en fit son affaire et malgré quelque heure de déplacement et d’acrobaties, nous avons été aptes à nous frayer un chemin. Finalement arrivé dans le temple, nous avons découvert que le temps était constitué principalement d’une colonne octogonale, ou un escalier montait sur plusieurs étages. Face au mur de cette colonne, une multitude de petites chambres, ressemblant à des alvéoles d’abeille. Suite à une tournée en éclaireur, Bradack nous apprit que le gardien du temple était toujours vivant, une wyverne. Cependant elle était enchainée par des Dra’orgs. Un Dra’org massif et à la main déformée somnolait et montait la garde près de la wyverne. Le plan était de débarrasser le gardien de son geôlier, et ensuite Bardack s’occuperait du gardien. James, courageux comme pas un, tenta d’approrunescape-ripper-demons-raptorcher du Dra’org et de le mettre à mort dans son sommeil. Il est cependant revenu plus vite qu’il ne l’aurait jamais pensé. James était gravement blessé, et du se déclarer hors combat. Pendant que Godrick tenta de s’occuper de James, je me lançai en compagnie d’Ethan au combat contre le Dra’org. Il possédait un large bouclier et une main griffue. Un combat difficile en perspective. Je me place face à lui, en espérant qu’il me cible au lieu d’Ethan. Les boucliers, les griffes et les épées s’entrechoquèrent dans une violence non commune. Cependant, je sentais que le Dra’org n’était pas à son aise. En effet, mon « cadeau du ciel personnel » avait encore usé de l’arcane, cette fois pour nuire au mouvement du Dra’org, ce qui l’empêchait de bien se défendre. Finalement, Ethan, fier comme un paon, assena le coup fatidique à notre ennemi.

                Directement après la mort du Dra’org, la wyverne se réveilla. Bradack avait eu le temps de se préparer, et de revêtir l’aspect cérémonial d’antan, du moi c’est ce que je crois. Il fit la révérence à la créature et prononça des mots incompréhensibles pour nous. Cependant il sut se faire accepter du gardien. Il la pris comme monture. Enfin libre de ses liens le gardien put se venger des Dra’org qui l’avait emprisonné depuis toute ces années, et Bradack put renouer avec cette vieille tradition et ainsi purifier son temple.

                C’est ainsi que cette chronique se termina. Comme à l’habitude, je remercie les Dieux pour leur protection, et pour me donner la force de poursuivre ma quête dans cette aventure. Puisse les Hommes trouver la paix par les voies de l’amour de l’altruisme.

                                                                                                                                               Ainsi soit-il

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