Livre 1 – Le Comté de Dorstone – Séance #7

Nous étions sur le point de partir pour le Nord. Nous nous affairions aux derniers préparatifs lorsqu’une dame est venue à notre rencontre. En fait aux premiers regards, plusieurs auraient pu penser qu’il s’agissait d’un homme, puisqu’elle était vêtue d’une armure lourde qui laissait peu paraître ses traits féminins. Dame Pheby MacGaradh se présenta à nous, et nous demanda d’embarquer avec nous pour faire le voyage. Elle était, tout comme James, promise à des terres dans une seigneurie du Duc O’Connor. En gentil homme, James accepta évidemment.

Durant le voyage, nous pûmes nous reposer, surtout Godrick qui en finit avec son0b4a5bebb13238154d740afb9a741281 épuisement magique. Il semble aller mieux, mais moralement, je crois que plus de temps seront nécessaires pour qu’il vienne à bout des commentaires révoltants se sont grand-père. Aussi, nous eûmes la chance de recevoir les enseignements de Maître Fios. Les sujets de discussion étaient divers, passant de l’agriculture à la politique, par la construction et matériau. Un bel enseignement pour nos jeunes chevaliers, et de même pour le reste de la troupe et moi-même. Malgré quelques divergences d’option entre lui et moi concernant la relation cerf-seigneur, nous avons eu de beaux échanges. De toute façon, quel serait le monde si nous pouvions plus débattre d’opinion différente, tout en restant civilisés. Maître Fios nous explique aussi que nous allions à la rencontre du Comte Ralph Ward et de la Comtesse Iris de Dorstown, et nous rappela l’importance de faire une bonne première impression. C’était certes, un grand événement, mais Godrick me donne un plus beau cadeau encore, celui de choisir de s’afficher avec le nom des Carwell…snif… un beau bôme sur le cœur d’un père trop peu présent…C’est donc avec le cœur rempli d’émotion et accoutré de nos plus beaux atours que nous défilons dans les rues de la ville de Dorstown. Une très belle cité, où le château à flanc de montagne surplombe la basse ville d’environ mille habitants. Sur notre chemin, les villageois curieux sont venus voir notre contingent, arborant les couleurs du Duc lui-même. Cependant, la population semblait sombre, désintéressée. Nous fûmes accueillis aux portes du château par le Shérif Abidan Jared. Il nous guida jusqu’aux portes, où la jeune comtesse nous accueillit un peu nerveusement. Elle nous indiqua qu’un banquet allait se dérouler le soir même à l’occasion de notre venue, et qu’en attendant, des chambres et bains seront mis à notre disposition. Un bon bain chaud! Les détails de la chambre et de notre installation passent outre le fait que mes vieux os et muscles endoloris se sont divinement régalés d’une eau chaude et réconfortante. Et venant d’un paladin, ce n’est pas peu dire!

Le soir venu, nous nous présentions au banquet. Nos hôtes se sont présentés, selon les coutumes usuelles. Et puisqu’il s’agissait d’une rencontre en notre honneur, ils nous ont consultés pour mieux nous connaitre. James prit la parole pour nous présenter et décrire ses exploits et nos aventures. Je l’ai senti un peu fébrile, pas gêné, mais plutôt soucieux de bien faire et bien paraitre. Il procéda chronologiquement, ce qui était logique. Cependant, un froid remplit la pièce lorsque le sujet de la mort du roi fut discuté. J’ai trouvé que le seigneur Raymond Ward joua un peu de mal politesse avec James sur le sujet, surtout en sachant que maître Fios voulu les mettre au courant par écris, et que celui-ci n’avait pas pris le temps de consulter les documents préparés. La mère de la comtesse joua habilement pour détourner l’attention sur la nouvelle vedette locale, Cyd et son compagnon. Ils étaient effectivement devenus la saveur exotique du jour. Plus tard en soirée, nous discutions encore lorsque Maître Fios nous salua. À son dire il partit investiged0f2e1c67a06f48ef723dc86fd00c7auer sur ce nouveau chevalier avare de terre, le jeune ayant des liens distant avec la famille Armstrong. Godrick en profita pour quitter de même. C’est dommage, car c’est à la suite de leur départ que les discussions basculèrent.

La comtesse, appuyé par la mère la Baronne Abbigail, nous fit par de la situation ici à la ville. Elle avait de grands soupçons sur le Shérif et sur le travail qu’il effectuait. Disant être présent sous l’invitation de William lui-même pour veiller à la sécurité de la ville et de la Comtesse. Cependant, quelque chose cloche concernant ces agissements et les réels dangers de la ville. La mère de la Comtesse aussi fut témoin d’un embarquement nocturne suspect au port. Aussi, depuis deux an maintenant que le conte est parti dans le nord et aucune nouvelle n’est parvenu depuis…étrange. Elle nous demanda d’enquêter discrètement sur la situation. Discrètement… pas encore notre tasse de thé. Le soir même, James ne put s’empêcher d’élaborer un plan et de vouloir aller chercher des informations dans une taverne non loin. C’était cependant assez pour moi pour aujourd’hui, et décida d’aller me coucher, sans m’empêcher de lui dire d’être prudent, évidemment.

Le lendemain, j’appris qu’il ne put franchir les portes des murs extérieurs du château, et qu’un garde était encore en vie malgré une escarmouche avec lui. Un beau contrôle de ses émotions, mais tout ceci en rajoutait sur la situation assez tendue. Nous nous sommes tous rencontrés pour tenter d’élaborer notre marche à suivre et de voir comment agir dans cette enquête.  Je leur ai dit mon ressentiment et mon malaise par rapport à l’agissement dans l’ombre, mais je suis conscient que ce genre de tâche ne peut tout se jouer de plein fouet et rapidement. Dans nos discussions, nous sommes venus à planifier une sortie de la comtesse et par le fait même, évaluer les réactions du Sherif. Ce qui fut fait, malgré la contre-indication du Shérif. Il semble vraiment effrayer la jeune comtesse. James, en brave jeune coq, lui tenu tête et lui ordonna de lui remettre les registres commerciaux. Je ne sais pas si ça aura l’effet d’un petit caillou qu’on jette dans la mare, ou celui d’une grosse roche, mais les hostilités sont lancées. J’avoue que je ne me sens pas très à l’aise dans cette situation. Nous marchons sur des œufs, et j’ai un mauvais pressentiment… Néanmoins, prenant tout son courage à deux mains, la Comtesse s’affirma et nous entreprîmes notre petit périple. Notre tour de ville se déroula bien.

À notre retour, nous voulions aller discuter avec le Shérif. Cependant, un jeune page me cherche pour me remettre une lettre. La Baronne Abbigail voulait discuter avec moi. J’allai donc à sa rencontre, et promis aux garçons de venir les rencontrer dans la cour par la suite. La baronne discuta avec moi de ses préoccupations pour sa fille. Probablement qu’elle voyait en moi la voie de la sagesse, qu’ainsi, je pourrais tenter de guider James et la troupe dans ce casse-tête politique. Elle m’apprit la règle qui dis qu’après 5 ans, le seigneur serait déclaré mort que sa fille perdrait tous, à moins de se remarier avec un des successeurs au Comte Ralph. Nous sommes venus rapidement à la conclusion que sa fille, prise par la peur, pourrait se remarier avec le seigneur Raymond, advenant que les autres en liste refusent (ce qui semblait probable). Ceci, mis en parallèle avec le fait que les prochains chevaliers devraient passer par la baronnie des Fineley, et ce incluant le jeune Seth Munn, celui même qui inquiète Maître Fios. Les pièces d’un échiquier politique semblent se mettre en place, un jeu caché, et j’ai peur que nous ne soyons pas prêts à y faire face…

Suite à ma discussion, nous finir par aller retrouver le Sherif dans son baraquement. Il n’est cependant pas là. Nous fur à connaissance de son aide de camp. Sans être directs, nous tentons de la questionner sur le rôle et les agissements du Shérif. Nous prétextons être aussi venir porter main forte, à la demande de William. À force de lui parler, elle semble mal à l’aise sur un sujet, et aimerais en parler à James dans un autre endroit. Tel un vrai tombeur, James l’invita à souper, ce qu’elle accepta.

                Nous avons passé le reste de la journée à discuter et élaborer notre marche à suivre pour le soir. Chacun de nous ne semble pas à l’aise de se promener dans la ville, sachant que ce n’est vraiment pas subtil. Mais personne ne veut laisser James tomber dans un piège. Nous avons donc décidé tout de même de patrouiller ensemble, et de garder un œil sur la maison de l’aide de camp. Pour tenter de nous occuper et de faire quelque chose de productif (et moins suspect), je me suis proposée comme soigneur au travailleur qui rentrait des champs. Un jeune homme avait effectivement besoin de soin suite à une vilaine chute. Nous avons même reçu une invitation de la part de sa famille pour souper. Par politesse, nous avons été passé un moment avec eu, puis avons quitté.

                Par la suite, nous avons croisé une patrouille de gardes. En discutant, nous leur disons que nous sommes ici en appui pour. Cependant, en apprenant que je suis soigneur, ils m’ont demandé de venir les aider à soigner quelques-uns de leur compagnon. J’acceptai trop rapidement. La belle erreur, surtout de laisser Cyd, Ethan et Godrick seuls à poursuivre la tournée. Une erreur de débutant que de laisser les trois jeunes sans la présence d’une figure d’autorité respectée. Sans rien vouloir leur enlever, je pense bien que c’est la présence d’un chevalier qui ralentissait les ardeurs de la troupe du Shérif à nous tomber dessus. Et c’est ce qui s’est passé. Sur le chemin du retour, j’entendis magiquement la voix de Godrick qui disait qu’ils étaient attaqués et qu’ils avaient besoin de mon aide. En criant au garde de venir m’aider, j’ai couru aussi vite que mes vieilles jambes le pouvaient. Mon cœur s’arrête lorsque je tournais le coin d’une rue et que j’aperçus Godrick et Ethan gisant au sol, ensanglanté. Cyd, tel un rock, tenait bon contre les autres assaillants. Sans perdre une seconde, j’ai agrippé Ethan et Godrick et implora les dieux de les guérir. À mon grand soulagement, cela a semblé fonctionner.

Les gardes restants étaient affolés, l’un criait au sorcier, l’autre d’aller chercher de l’aide au château… Comme disait un vieil aventurier, dans une langue méconnue « Oh I have a bad feeling about this…»

C’est ainsi que cette chronique se termina. Comme à l’habitude, je remercie les Dieux pour leur protection, et pour me donner la force de poursuivre ma quête dans cette aventure. Puisse les Hommes trouver la paix par les voies de l’amour de l’altruisme. Nous allons en avoir besoin!

Ainsi soit-il

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