Livre 1 – Le Comté de Dorstone – Séance #9

Comme nous quittons la baraque du shérif, avec disons le très peu d’espoir de parvenir a nos fins, elle était la qui attendais tapis dans l’ombre d’une petite ruelle. Cette inconnue était nul autre que l’informatrice privilégiée de James et elle patientait pour pouvoir discuter avec lui. James nous demanda de le laisser afin qu’il puisse discuter en privé avec la dame, ce que nous fîmes. La discussion dura quelques minutes et un plan en ressortie. Heureusement car je commençais sérieusement à avoir hâte de quitter cet endroit disons peu accueillant pour le genre de personne que je suis. James nous expliqua ensuite le plan retenu suite à sa discussion avec la dame qui soit dit en lassant se prénomme Katarin. Il nous fit part de toutes les différentes étapes du plan plutôt élaboré. Pour être honnête, je n’étais pas du tout certain d’avoir tout saisi et je ne suis pas non plus convaincu que James lui-même comprenait tout ce qu’il nous expliquait. Il semblait faire drôlement confiance à cette femme, ce qui n’était pas mon cas. Cependant, je fais confiance à mon cousin et c’est pourquoi j’ai retenu la partie la plus importante du plan, celle qui me concernait. Non pas que le reste était futile, mais comme je n’y étais pas directement impliqué je ne voyais pas l’utilité de m’en préoccupé puisque mon père et James le feraient.

Ethan, Cyd et moi-même partirent donc pour accomplir notre partie du plan qui était de se débarrasser des gardes toujours présent à l’intérieur de la baraque, pour permettre a Katarin de se procurer les preuves permettant d’incriminer le shérif auprès de la comtesse. Ensuite elle irait remettre les dites preuves à la comtesse tout en faisant croire au shérif que ses hommes nous avait capturé afin de l’attirer dans un piège. Nous sommes donc débarqués dans la baraque et sans crier gare Cyd et Ethan avaient engagés le combat. Sur place, trois gardes, dont un plus imposant sur lequel Cyd fonça immédiatement après qu’Ethan lui ait tiré une flèche. Pendant ce temps j’utilisai mes capacités pour mettre les deux autres hors d’état de nuire. À la première occasion Katarin se dirigea vers le bureau du shérif pour allé chercher les dites preuves. Ne lui faisant toujours pas entièrement confiance et avec la volonté de protéger les intérêts de mon cousin, ainsi que celle de notre groupe, je décidai de la suivre. Après avoir forcé un petit coffre dérobé et en avoir sortie quelques documents, elle se retourna et m’aperçut. Elle baragouina quelque chose en se précipitant vers la sortie pour rejoindre James et entamé la phase 2 du plan.

9501831377397d78ab591d894840d5f1A mon retour au rez-de-chaussée, tout était redevenue calme les trois gardes étaient mort et mes deux compagnons en pleine forme. Nous nous sommes donc dépêché à cacher les corps dans la prison afin de surprendre le shérif à son arrivé. Je me mis ensuite à réfléchir ce que je pourrais faire avec ce qui me restais d’énergie pour aider mes compagnons. J’en venu vite à la conclusion que le peu d’énergie me restant devait être utilisée très judicieusement pour affronter cet ennemi. Je décidai donc de le restreindre dans ces mouvements autant que possible afin donner un avantage important à mes collègues. Le combat se déroula comme je l’avais prévu, il fut particulièrement amusant de voir le visage ébahi du shérif lorsqu’en tentant de s’enfuir il compris ce qui lui arrivait. Tout comme il allait trépasser mon père et James firent éruption dans la baraque. Immédiatement une voix cria « Shérif au nom de la comtesse vous êtes en état d’arrestation ». Ce ton de voix rempli la salle d’une sorte d’aura , bondé d’assurance et calme s’en dégageait, pas de doute mon père prenait la situation en mains. Du moins, c’est ce que je croyais à ce moment, jusqu’à ce que le shérif ré-attaque Cyd qui sans réfléchir, répliqua en donnant le coup de grâce. Le shérif s’effondra et ses blessures semblaient plutôt grave. À ce moment semble-t-il que nous devions maintenant sauver l’homme que nous devions d’abord pourfendre. Mon père se précipita pour le stabiliser, mais son état très critique et le pire était plus que probable. Je l’assista donc dans cette tâche bien que de sauver cet homme manipulateur, menteur qui de plus est avait trahie sa comtesse, était pour moi difficile à accepter. L’insistance de mon père pour qu’il ait le droit d’être jugé équitablement me fit comprendre un peu mieux pourquoi il s’était élevé au rang de Paladin. Sa vertu sans faille me convaincu, et j’espère un jour pouvoir m’en approcher d’avantage, que le souhaiterait Zéraphine. Je crois sincèrement que cette humanité ferait de moi un Archmage bien plus respecté que ce dernier et ses prédécesseurs. Bref le duo père fils parvint à sauver le malfrat in extremis, pour le mieux ou le pire, l’avenir nous le dira. Nous installèrent donc le corps dans la chambre et mon père en assurait la surveillance alors que James quitta pour le château et que les autres récupéraient dans la grande salle. Ayant moi-même besoin de repos, je décida d’aller rejoindre papa à l’étage. Une discussion père fils des plus enrichissantes s’en suivi, comme à chaque fois que nous avons ce genre d’échange, j’apprends de plus en plus à connaître l’homme et je dois dire que mon affection pour lui augmente tout autant. J’en viens même à me demander ce que je serais aujourd’hui si il avait été présent pour moi. Non pas que je lui en veule au contraire je le comprends très bien et pour moi tout est pardonné, mais la différence avec ma mère et surtout Zéraphine est si flagrante que la question s’impose à moi.

Le temps ayant passé James revint à la baraque avec pour nous une nouvelle voie à suivre. La comtesse lui a demandé de réglé le problème une bonne fois pour toute en allant éliminer le restant de racaille qui servait sous les ordres du shérif. Il se seraient dispersés dans les villages autour, à un endroit plus particulièrement, aux abords du village de Erbine. Après avoir discuté longuement de la meilleure stratégie à adopter pour mener a bien cette mission nous étions maintenant prêt à partir. Cependant je dois dire que mes pensées sont partagées. D’un côté je souhaite mener à bien cette mission pour enfin pouvoir quitter cet endroit et de l’autre je suis songeur pour ne pas dire que je me sens coupable. Effectivement, lors de notre discussions mon père m’a fait part de ses inquiétudes par rapport à l’étrange bête venu des abysses qui avait commis le meurtre au château et je dois dire que cela me préoccupais aussi grandement. J’aurais l’impression de fuir mes responsabilités et il serait même inacceptable, pour l’homme que je suis et encore plus pour celui que j’aspire à devenir de ne pas régler ce problème avant de quitter cette ville. J’espère que James le comprendra car je n’ai pas envie de devoir le quitter et j’ai l’impression que de grandes choses nous attendent au tournant.