Livre 1 – Le Comté de Dorstone – Séance #16

Nous avons pressé le pas sur la route du retour d’Embelton, qui nous ramenait à Gloengill. Nous avons ainsi marché pendant presque toute la nuit, pour arriver dans la zone de quarantaine avant le lever du soleil. J’étais épuisé. Mise à part Cyd, nous l’étions tous. La patience n’était pas notre première qualité en cette fin de nuit. Nous nous sommes retrouvés près d’un brasier, avec quelques personnes tristes et aussi faibles que le feu qui illuminait les alentours. Dès que le jour fut levé et que l’odeur de la soupe se fut sentir, je me suis dirigé vers la palissade pour retrouver le légionnaire Arcadius pour lui expliquer la situation. Nous avions l’ordre d’arrestation du marchand Abrahim, impliqué dans le vol des écrits du Vicomte Horace Ward. Notre situation dans la zone de quarantaine ne se prêtait vraiment pas à discuter de choses aussi sensibles. Le fait de devoir crier à mon interlocuteur la situation à Embelton n’était pas pour rassurer les gens qui auraient pu nous entendre. Je lui demander d’aller chercher mon fils, et j’ai tenté de la même façon de lui expliquer la situation. J’ai voulu être bref lorsque j’ai expliqué à Godrick que la situation d’Horace, des rats noirs provenant de la mine, des papiers volés, et que le marchand Abrahim était impliqué et qu’il devait être arrêté et interrogé à ce sujet. Malgré le peu d’information que j’ai pu lui transmettre, il partit en compagnie d’Arcadius et mettre à l’arrêt le marchand fautif.8284d3856c054fa5127518d871fcc6f2

Maintenant que le processus était lancé, nous devenions impuissants à rester ici à attendre. Nous décidions donc d’aller nous coucher, un repos dont nous avions tous envie. Cependant, sur la route qui menait à ce lit douillet, je fus interpellé par les gardes présents dans la zone. En se présentant, ils m’ont demandé si je pouvais aller les aider. Bon… puisqu’ils semblaient tellement soulagés de me voir sur place que j’acceptai. James et Ethan ont poursuivi pour aller se reposer, et Cyd, encore fringant vint avec moi. Je m’attendant à voir quelques malades, donner quelques soins. Mais ce qui nous attendait était en fait une foule en colère, les pauvres gens coincés ici semblaient furieux et désirait tous sortir. Deux hommes gardaient la porte, mais la situation était très précaire.

Avançant d’un pas déterminé, Cyd tenta de les dispersé en criant « Laissez place au Paladin des Légions Curt…Curtwall…?! (Hé ce nom de famille… cé quoi déjà?). Bien pensé de sa part, mais ça n’a pas eu l’effet escompté. En rassemblant le brin d’énergie qui me restait, j’ai aussi élevé la voix pour me présenter, pour tenter de les rassurer. Je leur ai expliqué que j’étais maintenant parmi eux, que je comprenais leur situation et que je ferai tout ce que je peux pour remédier à la situation. Les dieux ont ouvert leur cœur à mes paroles, et ils se sont calmés. Un soulagement pour tous, surtout les deux gardes qui pouvaient maintenant respirer.

Bon maintenant, je devais tenir parole. Je demande à un des gardes de me présenter l’homme responsable des osculations et de l’organisation des lieux et de la quarantaine. Celui-ci nous apprend qu’en fait, les lieux n’ont maintenant plus aucune organisation depuis que le médecin a été assassiné, il y a de cela plus d’une semaine. Ça va de mal en pire pour ces pauvres gens. Il m’amène à une petite maisonnette à côté de laquelle est installé un hôpital de fortune fait d’une tente et de quelques lits. J’ai demandé à faire quérir tout le monde, avec le matériel nécessaire pour faire un suivi comme il se doit. Après quelques soupirs de fatigue, j’ai retroussé mes manches, pris une grande respiration, et commencé à examiner tout le monde. Cyd a continué à m’assister, pour que le tout se déroule dans l’ordre. J’ai pris en note les noms, la description des gens, leurs symptômes, d’où ils viennent, etc. tout ce qu’il faut pour établir une dynamique de suivi adéquate. Une demi-journée plus tard, j’avais vu tout le monde. Une quinzaine de personnes ont dû être isolées, présentant des signes de maladie. Il m’est impossible de savoir s’ils ont une simple grippe ou cette peste maudite, mais nous n’avons pas pris de chance. Parmi eux, plusieurs venaient des villages entourant Embelton, et deux ont été mordus par de la vermine. Vers la mi-journée, James et Ethan sont venus nous rejoindre. Nous leur avons fait le point sur la situation. Après les avoir osculpté à leur tour, là j’en peux plus, je vais me coucher…

Thief.png…Je me réveille en sursaut. Je tente de voir ce qui se passe. Cyd me crie de me réveiller, que nous sommes attaqués. Est-ce qu’on est encore à la guerre? Je reprends mes esprits et je vois Cyd combattant un garde. Je dois rêver… Cyd saigne! Et abondamment en plus. Pour stopper la situation, j’en appelle de la grandeur des dieux, qu’ils ouvrent le cœur de ces hommes à la miséricorde et la bonté qui sommeille en eux. Le garde, qui voit maintenant que la violence n’est plus une option, prend la fuite. Je le suis et appel à l’aide. Je crie à qui compte (mais surtout James et Ethan) d’attraper ce malfrat. James, agile comme pas un, eux tôt fait de le rattraper et de nous le ramener. Ligoté dans la baraque, nous avons pris la décision de le questionner le lendemain à tour de rôle. J’ai bien tenté de lui expliquer de confier ces péchés, mais cet homme a une âme noire qui ne pourra pas être sauvée. Je donne le relai à James, et retourne à l’hôpital pour faire mon suivi sur les quinze malades.

À mon retour, James me raconte sa discussion avec notre prisonnier. En fait, ce ne fut pas une très longue discussion. Il lui a proposé, en échange des informations demandées, de le libérer. Évidemment que j’avais intérieurement un désaccord profond avec le fait de laisser courir un meurtrier récidiviste. J’ai pris une grande respiration, et me suis réconforté avec les informations obtenues, et surtout en me disant de faire plus confiance à James et l’homme qu’il est devenu. Nous avons donc appris ainsi que le meurtrier avait été engagé par une bande de Drags pour tuer tous les médecins qui seraient attitrés à la zone. Une bande de Drags dirigés, selon ses dire, par nulle autre que Jessie MacDowne. Encore ce nom! Mais impossible qu’il s’agisse du Shérif Abidjan. Probablement un pseudonyme emprunté par n’importe quelle Drag qui se dira dirigeant de cette bande de malfrats. Ceux-ci voulaient vraisemblablement semer le chaos dans la ville en générant un soulèvement populaire dans la zone de quarantaine, et ainsi faire pénétrer la maladie dans la ville.

Mais deuxième surprise pour moi, James était intéressé à tirer avantage de la situation en recrutant notre prisonnier! Son idée était d’utiliser « ces talents » pour obtenir des informations sur ses terres. Là, je ne pouvais pas être d’accord. Une discussion plus animée s’en est suivi. Je ne comprends pas leur argumentaire sur le bien et le mal, sur la miséricorde et la rédemption. Ils ne semblent pas encore saisir l’importance du combat omniprésent qui se déroule entre le bien et le mal, et que le mal toujours sournois prendra avantage comme il le peut pour l’emporter sur le bien. Bref, le vote fut pris. J’ai pris une grande respiration profonde, et j’ai dû me résoudre à leur décision. C’est ainsi que le prisonnier s’échappa avec facilité durant la nuit. Le lendemain, j’ai pu finalement reparler avec Godrick. Malgré les maigres informations que je lui avais données, il ne m’a pas déçu et a réussi à remettre la main sur les papiers d’Horace! Enfin un soulagement! Il nous a expliqué que c’est effectivement dame Edith qui les avait rachetées. Il en avait même très long à raconter à son sujet. Elle était en fait passionnée par les mystères de l’arcane. Je trouve un peu rapide et imprudent, mais il y a maintenant quelqu’un dans ces terres qui sait que Godrick est magicien… ce qui m’a valu ici encore une grande respiration (bon sens c’est le stress que ces petits gars me donne qui va m’achever!).

Nous savions maintenant ce qui était arrivé à Horace, de la séquence des événements depuis l’arrivée de la fausse prêtresse et de son cadeau empoisonné à Horace pour soigner les mineurs malades. C’est avec nos nouvelles connaissances que nous sommes retournés à Embelton pour faire le suivi avec l’évêque. Nous avons appris à notre arrivée que celui-ci était tombé malade. Cependant, le légionnaire Bélanger nous remit un mot de sa main. Il y était inscrit qu’il avait trouvé une piste de solution. Nous devions entreprendre une sainte quête qui nous mènerait à un autel, situé dans le Nord du comté. C’est à cet endroit que je pourrais communiquer avec les Forces célestes pour leur demander assistance.

C’est ainsi que cette chronique se termina.

Je remercie les Dieux pour leur protection, et pour me donner la force de poursuivre ma quête dans cette aventure. Puisse les Hommes trouver la paix par les voies de l’amour de l’altruisme., et puissions-nous trouver un remède à ce fléau maudit.

Ainsi soit-il